Pantinenville

Pantine et son monde. Sa vie, son oeuvre ( hihihi…)

C’est comment un camion de près, de très près? juillet 3, 2008

Classé dans : Non classé, traces de vie — pantinenville @ 3:24
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Perdre les mauvaises habitudes, plus facile à dire qu’à faire, non, parce que Pantine elle a décidé de changer ses habitudes. Celle de grognon mal lunée toute la journée avec où sans mal de crâne, celle de ronchon d’on ne sait pas trop pourquoi…bref, décidée à changer radicalement la Pantine depuis qu’elle a risqué sa vie mardi matin au volant de sa voiture et encore plus celle de son Pantinou adoré.

Un acte fou, incompréhensible, un truc dont elle se remet avec séquelles psychologiques la Pantine, elle avait pas vraiment besoin de ça… Une accélération plutôt qu’un freinage, elle se demande encore pourquoi…Pourquoi elle a accéléré sur ce cédez le passage alors qu’elle l’avait vu ce camion. Oui elle l’a vu et c’est ce qui la rend dingue si elle ne l’est pas un peu déjà. Pourquoi , pourquoi???? Pourquoi lui avoir coupé la route au péril de leurs vies à tous les trois?

Elle a longé la carcasse blanche, elle a accéléré encore et encore, lui est passé devant à peut-être quelques millimètres près, elle ne sait pas, ne sait plus. Il en est resté transpirant le chauffeur qu’elle pense. Elle avait déjà parcouru cinq cent mètres que le camion était toujours figé à la même place, klaxonnant à qui voulait l’entendre. Dire toute sa peur, toute la folie préssentie dans ce geste. Pantine s’est arrêtée plus loin, loin du regard du chauffeur. Surtout qu’il ne puisse pas la voir, elle était suffisamment peu fière d’elle comme ça. Elle était tremblante comme une feuille prête à tomber de sa branche à tout jamais, se disant qu’il fallait l’interner, ce n’était pas possible…

“T’as vu maman, y a une fontaine, t’as vu maman”. Trouver la force d’ouvrir la bouche pour répondre un “oui”, trouver la force de revenir dans son cerveau et d’en maîtriser à nouveau l’intégralité, surtout ne pas se faire déborder. Marcher, marcher, marcher. Marcher dans la ville comme si de rien était, le regard en coin au cas où il la chercherait pour lui asséner ses paroles criantes. Se reculer à chaque camion aperçu au loin. Se dire qu’une ville, normalement, c’est interdit au poids lourds…

Puis repartir, revenir sur ses pas par une route détournée pour vérifier que tout va bien, qu’un accident n’est pas survenu par sa faute… Voir que tout va bien et repartir encore, tremblante toujours, vers le but, avec l’enfant, la chair de sa chair, pure comme au premier jour, qui ne se rend compte à aucun instant que sa vie n’a véritablement tenue qu’à un fil pendant un quart de seconde.

Pantine n’est pas prête d’oublier, sûrement pas, elle a eu beaucoup de chance, s’en rend vraiment compte elle pour le coup, et elle a décidé de changer, pour toujours… de caractère, de façon d’être. Elle connaît un enfant Pantine dont le père est mort quand il avait deux ans à peine. Elle a souffert pour lui Pantine, énormément. Elle n’a pas oublié les mots de sa mère qui disait qu’ils s’engueulaient régulièrement tous les deux, pour tellement de conneries, et qu’aujourd’hui il n’était plus là…

La mort est bien plus près qu’on ne le pense.

Pantine à décider de changer, facile à dire.

Pantine a décidé de changer, on prend les paris ?


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séparation juin 27, 2008

Elle aussi a décidé de partir… Elle l’a annoncé à tous avant même de le lui dire à lui… Cocu pour cocu… Autant en faire profiter les autres avant et faire de lui le dindon de la farce… D’une pierre deux coups.

Après démerde toi cocotte pour trouver ton camp, pour savoir si tu restes amie avec l’un ou l’autre mais pas avec les deux bon sang, on vient de te le dire, Elle se barre !!! Elle va le retrouver, lui l’amour de sa vie, celui qu’elle a tant cherché, recherché. Lui son amour de jeunesse, lui, père de son côté, marié et père de trois enfants, lui qui l’aime autant qu’elle d’après ses dires, lui qui lui apprend la tendresse, lui pour qui elle quitte tout, une vie faite…

Elle a tout prévu, l’appartement, la petite voiture pour laisser la grande à celui qui n’est plus que l’ex, les horaires de folie pour gagner plus d’argent et en profiter un peu plus encore quand elle le voit… Les enfants sont grands, ” t’as raison maman, tu en bavé, fais ta vie maintenant…” De l’art de la manipulation chez les enfants ou comment leur apprendre à dire ce que l’on a envie d’entendre. Un jeu auquel Elle est très forte, depuis des années. Elle en a fait des tentatives, des chantages affectifs, des mensonges d’amour sur lesquels on a fermé les yeux pour la tranquillité et puis un jour, certains dénoncent, en bloc, tout, et vous prennent à témoin… Certaine surtout, la copine d’enfance, la pièce rapportée, la fille du mari, d’un premier lit. Certaine a toujours su qu’Elle ne l’aimait pas, pas du tout. Certaine l’a toujours dit. Puis à la majorité, sans qu’on ne sache bien pourquoi et quel était l’élément déclencheur ( à bien y réfléchir, l’arrivée d’un enfant si, ça déclenche tout, ça règle des choses aussi), Certaine a écrit. La lettre est longue, pleine de reproches et prend à témoin les petites filles copines de l’époque qui ne peuvent avoir oublié les méchancetés déguisées, les regards en coin et finalement une petite Certaine pas dupe pour un sou et qui en a bavé, elle, pour le coup. Qui n’a rien dit parce que son papa, elle ne le voyait pas si souvent que ce qu’elle l’aurait souhaité, qui aimerait bien que les petites filles de l’époque la soutiennent et lui dise à Elle que oui, elle savaient et n’étaient pas dupes.

Voilà qu’on est de nouveau pris à parti et de lâcheté. On dit tout ignorer, en fait, les souvenirs de petite fille s’épuisent au fil du temps pour ne rester que vagues à l’esprit. C’est ça l’excuse. On se tait, on nie et finalement, quelques temps après on se rend compte que cela continue, que la destruction commencée vise un autre et qu’elle n’a de cesse de s’exprimer, broyant tout sur son passage!!! Alors voilà. Etat de fait, on attend…

Jusqu’où cela ira-t-il ?

Et cette lâcheté ? Jusqu’où ?


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Ce temps est-il révolu? juin 12, 2008

Sur le sable, il est là, posé sans serviette, habillé, recroquevillé, les yeux impossibles à fixer, les mains croisées puis décroisées puis encore croisées dans un mouvement perpétuel et incessant. De la bave s’échappe par filets de sa bouche trop grande et son crâne dégarni, bien que noir, pourrait facilement prendre un coup de soleil. Il est là, posé, habillé, recroquevillé, les yeux impossibles à fixer. Et il sourit. Un sourire destiné à on ne sait qui, on ne sait quoi. Il est juste là, décidé à ne plus bouger, à laisser le sable remplir son corps de nouvelles sensations.Décidé à ne plus avancer malgré ce que voudrait l’homme qui l’accompagne ficelé dans son t-shirt bleu à effigie de la grande maison à laquelle il appartient et à laquelle Pantine aussi à appartenu il fut un temps…

Il est là et Pantine est irrémédiablement attirée. Pourtant elle ne veut pas y aller, ne veut pas faire son intéressante, celle qui fait partie de la maison. “Et comment ça se passe t’y? Et l’encadrement? Pas trop difficile? Les arrêts maladie?”

Pantine et sa thèse sur : ” De l’arrêt maladie où comment sauver sa peau  face aux grands  dénudés d’âme”…

Pantine ne veut pas et pourtant elle y va, attirée comme l’aimant. Elle y peut rien c’est comme ça, elle s’y sent bien. Quand elle apprend que la maison se trouve juste à côté de chez elle, elle ne veut pas croire à la coïncidence… Elle ne veut pas , même un instant, penser que c’est dans l’ordre des possibles. Elle le dit au t-shirt à lunettes, gentil et doux. Elle a besoin de toute son énergie pour ses Pantinou et Pantinette jolis, ne veut pas les sacrifier à d’autres, elle a déjà beaucoup donné…

Elle se justifie, essaie de trouver des mots qui vont la convaincre elle aussi que ce n’est plus possible, pas pour le moment en tous cas. Sa tête refuse même si le reste y court.

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Pour une fois qu’elle relançait la discussion… mai 12, 2008

Classé dans : traces de vie — pantinenville @ 10:20
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Pantine est allée dire bonjour à son ancienne voisine, comme ça, parce que cette dernière entendait le pantinou joli et s’était approchée du grillage qui sépare les deux jardins.

Pantine commence alors à lancer la discussion sur les modalités d’usage mais tourne vite court, parce que Pantine, discuter de tout et de rien comme ça au pied levé, c’est pas son fort. Pantine face au blanc, baisse les yeux et essaie de rebondir… Elle s’en mord les doigts. Encore à cette heure-ci…

En demandant de manière anodine comment vont les filles ,elle se retrouve au courant d’un divorce en réflexion d’avec un homme que par ailleurs Pantin et Pantine apprécient énormément… La galère se précise un peu plus quand ce même homme se met à ramasser le linge. Pantine est seule à l’apercevoir,une fraction de seconde, dans le dos de son épouse qui est en train de parler de séparation. Pantine se sent prise en otage, mal à l’aise… Et puis ; il intervient de loin pour souhaiter le bonjour et là, sa femme, celle qui partage sa vie depuis au moins dix sept ans ,celle avec qui il a eu trois enfants, celle qui a été à ses côtés dans les périodes de doute mais aussi d’espoir, celle qui l’a aimé autant que lui a dû l’aimer, celle-ci, se retourne et lui parle comme si rien n’avait changé comme si elle n’avait parlé avec Pantine que de choses et d’autres, que de banalités entre voisines.

Les minutes qui suivirent furent pour Pantine des minutes éprouvantes. Elle était maintenant au courant, complice d’un drame dont elle savait qu’elle ne se remettrait jamais.

Elle qui demandait juste si tout allait bien …


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La vie d’un homme avril 14, 2008

C’est un homme comme bien d’autres. Mais un homme singulier. Un homme à deux visages : un visage politique de gauche, puis sans étiquette, et un visage privé de droite …

Un homme qui faisait peur à Pantine et ses frères et soeurs étant petits, eux qui devaient éteindre la télé au salon dès qu’il franchissait le seuil de cette grande maison ô combien chérie et regrettée, eux qui devaient laisser la salle de bains libre le dimanche matin pour que Monsieur aille prendre son bain dominical après son jogging au fond du jardin dans le manège, eux qui plus tard encore durent subir son despotisme bien huilé lorsqu’il arrivait au salon après sa journée en mairie ou au conseil général sans un regard pour les quatre enfants installés sur le canapé, s’installant à son tour sans mot dire, se saisissant de la télécommande et changeant la chaîne qu’ils regardaient pour s’occuper en ce temps de disette télévisuelle qu’est la période de Noël. Haï tant de fois, critiqué ouvertement devant les femmes de la maison mais jamais vraiment face à lui. Respecté tout autant, si on peut appeler la peur du respect.

Plus tard Pantine revint seule dans cette grande maison pour une année. Il était toujours le même et son épouse plus fidèle encore. Pantine avait grandi, Pantine n’avait plus peur et Pantine osa donner ses positions sur la vie, lui demander conseil aussi. Pantine allait le chercher pour manger, discutait quelques minutes des innombrables livres qui trônaient dans son immense bibliothèque avec cette odeur si particulière. Pantine se plaît à croire qu’il était au moins fier d’elle pour cet amour des livres qu’elle a depuis toute petite. Il lui donna dans cette même période d’ailleurs toute la collection du théâtre de shakespeare reliée dans un écrin vert aux lettres dorées avec toujours cette odeur si particulière.

Le jour où elle dû partir, il lui dit qu’elle pouvait rester encore, que la maison était grande et qu’il y avait suffisamment de place pour elle. Pantine prit cela comme une victoire, la sienne face à ce monstre d’égoïsme et d’insensibilité apparente qui sentait sans doute déjà la vieillesse et la solitude l’effleurer un peu…

Cet homme, elle n’en parla jamais avec ses collègues avides de trouver quelques miettes du démon à grapiller. Elle dû mettre les choses au clair une fois devant les plus téméraires et plus jamais personne n’osa lui en parler, la questionner. Pantine faisait sa vie indépendamment de lui, qui avait pourtant oeuvré derrière son dos sans qu’elle ne le sache pour qu’elle obtienne cette place si chèrement payée, apprit-elle plus tard. Il fit planer sur elle une ombre qu’elle fit tout pour lever, jamais elle ne se présentait en mentionnant son nom à lui, heureusement pour elle, elle n’avait pas le même patronyme. Jamais elle n’apparaissait à ses côtés et ne vota jamais dans sa ville, chose que son épouse fidèle et dévouée lui reprocha faisant mine d’être trahie.

Pantine mit un point d’honneur à ce que sa vie privée n’interfère pas avec sa vie publique, elle aurait pu continuer de porter le titre, le revendiquer. Continuer de garder cette étiquette avec laquelle elle dû se battre professionnellement pendant deux années difficiles,le temps de commencer à montrer qu’elle était capable, peut-être même plus finalement que celui dont elle avait pris la place, ironie de l’histoire…

Cet homme, il y aurait mille autres choses à en dire, son éloquence, sa prestance, ses règnes, ses défaites et ses victoires, son château, sa voiture racée abîmée dans une marche arrière boueuse sur un chemin de campagne et lui aux limites des larmes comme un enfant face à un joujou qui se serait cassé et qu’on aurait plus pu réparer…

Cet homme aux deux visages, cet homme qui vécut sa vie et que Pantine devait appeler “Grand-Père” ,cet homme est mort hier soir.


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un bout d’analyse pantinesque avril 6, 2008

Classé dans : bavardage — pantinenville @ 10:37

Oulàlà, ça fait un bon moment maintenant que Pantine n’a plus écrit, faut dire que les mois passent et avec eux leurs lots de soucis… Pantine a des problèmes avec les gens qu’elle aime et qui sont trop loin d’elle, mais comme dit si justement Pantin, “en région parisienne aussi on était loin”…

Pantine a aussi accueilli Pantinmère comme prévu, y a un bon mois maintenant. Pantine avait peur des araignées, elle a eu les puces dans les lits et les vers dans la chapelure. Ben oui, c’est toujours comme ça avec Pantine, c’est toujours là ou elle ne s’y attend pas, franchement elle n’aurait pas de sens de l’humour, si petit soit-il, elle se serait déjà flinguée la Pantine!!Mais bon elle résiste, se remet et repart, toute manière y a que ça à faire…

Pantine a trouvé une “maison rose” comme dirait son Pantinou joli pour héberger tout son petit monde sans se ruiner la vie , mentale surtout…

Pantine a vu le film de Patrick Sébastien sur sa quête d’un nouveau personnage et de son besoin irrépressible de reconnaissance. Pantine était drôlement contente parce que pendant le temps d’une émission elle s’est vue aussi fortiche que la psychanalyste. Pantine avait fait les mêmes constatations, déductions juste en voyant le film. Trop forte Pantine. En plus elle s’est vue qualifiée d’idéaliste grâce à ses attitudes corporelles alors il ne lui en a pas fallu plus pour s’endormir le sourire aux lèvres, fière un peu de ce qu’elle est vraiment au fond d’elle.

Pantine se rappelle au bon souvenir de ses ami(e)s quand le temps a passé trop vite et c’est un peu le cas en ce moment. Généralement Pantine fait cela au printemps, quand elle a finit d’hiberner. (D’ailleurs Pantine est toute intriguée sur le fait qu’apparemment elle a gardé une horloge biologique interne plutôt bien réglée puisque malgré la chaleur constante des mois qui ont précédés elle vient à peine de sortir de son hibernage pour enfin reprendre le cours de sa vie et celle de son petit monde…)

Bref, Pantine reprend contact avec ses amis et du coup passe à l’officialisation de son blog “tout bô tout chô ” en l’annonçant à tout le monde…Enfin, à quelques amis proches pour le moment, non pas à tout le monde non plus sinon Pantine se connaît, elle va se baillonner et alors quel est l’intérêt d’un blog consensuel????

Pantine a parfois des amis qui sont l’exact contraire les uns des autres et c’est de cela dont elle est drôlement fière…Elle a tout azimuts des dépressifs, des porteurs du poids de l’humanité, des qui se croient indispensables au bon fonctionnement du système familial, des grands théoriciens de l’amour qui sont toujours dans la quête absolue et la baise de petit étage ( c’est tellement humain après tout), des qui foutent tout en l’air mais recommencent toujours avec l’envie d’y croire au moins en surface et puis il y en a encore et encore d’autres. A leur contact Pantine se sent bien, c’est sa vie aussi d’être là à écouter, encourager, critiquer ses autres qui sont une partie d’elle et sans qui elle ne serait rien ou si peu.

Pantine souffre de l’éloignement. Oui quand même. Devrait-elle dire qu’au bout de huit mois elle a le coeur qui se serre à chaque fois qu’on évoque auprès d’elle une vieille batisse qu’on est en train de retaper, un arrière fond de photo où elle voit un mur de vieilles pierres et le lierre qui grimpe? Non mais Pantine doit arrêter là la mélancolie, faut pas pousser non plus, l’île est pas mal mais elle y manque d’air, c’est sûrement ça son problème. Plus ça va plus Pantine a besoin d’espace, de grands espaces, de se savoir en sécurité quand elle entreprend quelque chose, ne pas avoir la peur à chaque fois qu’elle entend un bruit qui lui fait craindre la secousse…

Pantine est une flippée de la vie…

Mais Pantine est aussi une amoureuse de la même vie, décidément, c’est compliqué…


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sombre(s) crétin(e)(s) février 23, 2008

Pantin-mère arrive demain…houlà houlà… Pantine se veut sereine, pas trop en retard sur son planning fixé, nettoyage complet de la cuisine, toiles d’araignée effectuées, dépoussiérage à fond, mais oui c’est ça la vie de femme (ça c’est pour les innombrables crétins et crétines à venir qui se diront que franchement sur ce site y a vraiment que discussions ménage et serpillière). Vous connaissez l’enchaînement moderne vous? Ben moi je dis que c’est la pseudo-puissance de la femme parfaite et accomplie. Ca vous détruit tout. Vous savez, celles qui réussissent tout, et avec facilité en plus. Et qui sont heureuses en plus où en tous cas, qui font mine de l’être. Celles qui sont

“mère-épouse-maîtresse-ménagère-professionnelle”

jusqu’au bout des ongles.

Elles énervent Pantine toutes celles-là!!! Parce que c’est même pas vrai, c’est même pas possible d’abord. Tu peux pas tout faire en même temps…ou pas tout bien en tous cas… Elle en a plein d’exemples Pantine, promis, une prochaine fois, elle en parlera.

Pantine s’accorde à dire que ce qu’elle réussit de mieux en ce moment ce sont ses enfants. Certes le Pantinou est un dur à cuire mais elle ne désespère pas d’en faire un gentil garçon. Certes Pantinette est bien jeune encore pour montrer son caractère mais finalement l’un après l’autre c’est peut-être pas si mal.

Bref, Pantine fait les choses plus ou moins bien, mais les fait… Du coup elle est à peu près prête pour son planning repas. Ca la rassure de savoir ce qu’on va manger pendant ces dix jours…Elle ne se met pas (plus) trop la pression, non, et puis, on verra, les restes on essaiera de les accommoder. On va quand même pas les garder au frigo pendant dix jours sous prétexte qu’il y a des invités et qu’il faut faire tous les jours une nouveauté.

Y la font bien rire Pantine tous, avec leurs grands repas des jours d’invit; mais y font comment les jours de semaine? L’en reste jamais des restes?

Et les jours de vache maigre y font comment encore? Non parce que Pantine des fois elle accommode plus de patates que d’ordinaire alors que les jours fastes, Pantine n’en cuisine que peu. Les recettes à base de patates, c’est des recettes d’avenir!!! Va falloir se pencher sur le sujet de plus près. Et puis vite alors parce que les jours fastes semblent un peu loin derrière en ce moment, et qu’une petite souris (”qui joue du youkoulélé, comme une jolie vahinée,”si quelqu’un a deviné qui est l’auteur de ce morceau je dis bravo où alors c’est qu’il adore chanter en voiture!!!) lui dit à l’oreille que le retour n’est pas pour le moment prévu… Houlà houlà.


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le pavé dans la mare février 17, 2008

Y en a marre. Pantine en a marre de toujours faire des compromis, réfléchir à tout, penser aux autres avant tout, toujours avant tout, avant elle aussi bien sûr… Pantine s’est affirmée, Pantine a fait des choix ces dernières années, elle a décidé de jeter le pavé dans la mare quand elle n’a plus pu et même si des fois elle le regrette pour Pantin, elle sait qu’elle a bien fait, elle le sait intimement, et le pire c’est qu’elle sait que Pantin aussi le sait…Aujourd’hui Pantine a de nouveau un souci, elle a l’impression de vivre une vie entre parenthèse depuis qu’elle a rejoint cette île, des choses biens, moins biens, mais bon, une vie différente de sa métropole. Elle en a souvent la nostalgie, enfin, des champs de blés, de la pierre si fraîche en été, du bruit du vent aussi qui joue avec les feuilles et laisse apercevoir le soleil. Elle a moins la nostalgie de la ville, de ces problèmes, des infos à la tv, de ces polichinelles qui nous gouvernent. De temps en temps, il y en a un qui sort du lot quand même, qui y croit quand même alors que l’avenir tend à dire que plus rien est possible.

Bref, sa vie de maintenant c’est d’embellir sa vie d’avant en essayant d’oublier ce qu’elle n’en aimait pas: un travail dans lequel elle ne se retrouvait pas, un pays qui ne lui convenait pas, des gens croisés au hasard qui ne souriaient pas, des gens détraqués qui eux souriaient, pour le coup… Une télé qu’elle aurait passé par la fenêtre plus d’une fois, surtout quand elle voyait Pantin avachi sur le canapé pour la regarder, s’obligeant à ingurgiter ce qu’il payait chaque mois avec son c… + quand l’antenne dehors voulait bien lui en donner la permission. Risible, c’est risible mais c’est le ventre de l’humanité moderne. Ingurgiter de la merde. Sans elle point de salut, sans images pas d’histoires à raconter le lendemain matin à ses collègues ravis d’être là…

Elle détestait beaucoup d’aspects de cette vie d’avant mais ne disait rien, ou presque ( non parce que c’est pas son fort Pantine de se taire, non, vraiment pas) , mais maintenant qu’elle vit autre chose elle peut se permettre d’en parler, d’essayer de faire réagir les gens autour d’elle, mais évidemment le résultat est plutôt vif pour le moment. Laissons le temps de gamberger, ça vaut mieux.


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qui se sent morveux se mouche février 17, 2008

Classé dans : Pantinou et Pantinette jolis — pantinenville @ 10:10
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Qui a dit que c’était facile de prendre un peu de temps pour soi, pour écrire quand on a un morveux qui vous FATIGUE toute la sainte journée? Ben oui, morveux. Pantine enrage de voir qu’il en a encore plein le nez, que ça coule et ruisselle sous ses narines. Parce que Pantinou est MALADE…. Parce que Pantinou a le nez plein, tousse ses poumons, n’ a même pas de répit la nuit, en plus d’ une tâche rouge dans le cou non identifiée qui s’amplifie à vue d’oeil. Par ce qu’à cela il faut ajouter un ressort de pince à linge avalé lundi et heureusement évacué sans encombre en fin de semaine. Oui il y a des semaines comme ça que Pantine ne voit pas venir et heureusement sinon elle se cacherait à nouveau sous ses draps en attendant la semaine suivante. Parce qu’à cela il faut ajouter son caractère destructeur : “je vais jeter tous les bonshommes par terre”, ” je veux les mettre par terre, les bonshommes, tous les bonshommes” , et il répète, répète inlassable, jusqu’à ce que Pantine réagisse. Mais elle ne réagit pas, laisse faire. Il s’en va…Pas longtemps mais bon, trois ou quatre minutes de répit c’est déjà ça de pris!!


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coup de gueule deuxième janvier 27, 2008

Pantine dit que ce n’est pas ça le droit à l’information. Pantine le dit et le répète , Pantine le crie même.

Même que du coup Pantin y s’y met aussi à crier, à dire qu’avec elle c’est toujours la même chose, qu’on veut regarder le JT tranquille et que ça finit comme ça, avec son départ en criant que ces images là, ces reportages là, ce n’est pas de l’info… Pantine le répète haut et fort et revendique sa position. Qu’on arrête de lui prendre la tête avec ça, qu’on arrête de philosopher sur ce sujet, (non parce que, Pantine, la philo à deux balles, comme le magazine psychologies, elle connaît, elle pratique tous les jours) l’image est un support à l’info et pas le contraire… “Tu vas pas me dire que tu retiens quoi que ce soit des raisons d’un conflit quand tu vois un mec avec une flèche en travers de la tête et un autre aux membres coupés à la machette”. Pantine refuse ces images, ces atrocités qui font que ses nuits sont agitées et pleines d’angoisses de savoir où va la race humaine dans ces folies meurtrières… Pantine n’a pas besoin des images pour entreapercevoir un dixième de l’horreur qui doit régner dans différents endroits du globe, ces enfants appeurés dont on ne pansera jamais les yeux, ces femmes qui perdent ce qu’elles ont de plus cher au monde, les tripes de leurs propres tripes abattues par une bête au visage hagard qui fut autrefois, il y a bien longtemps ,elle aussi, un enfant à visage humain… Pantine n’a pas besoin d’images pour avoir mal, pour avoir peur.

Pantine ne supporte pas cette idée de gober l’image sous prétexte qu’elle est information, d’en faire un repas et même pas une indigestion. Au contraire, on se gore (lapsus révélateur s’il en est…), on se gorge plutôt, de ce flot incessant sans avoir ni nausée, ni vomissement, ni diarrhée. A peine un soupir de résignation en zappant sur la chaîne suivante.

On lui ment, on la manipule, on fait du voyeurisme et on bafoue des gens dans le peu de dignité qui leur reste en les exposant dans leurs souffrances les plus atroces, juste pour que, à l’autre bout de la terre, pénard dans son pyj, vautré sur son canapé, le blaireau de base ou de la classe supérieure soit informé de ce qui se passe. Mais qu’est ce qu’il en a à foutre le blaireau? Mais, il s’en fout. Tant que ça ne le touche pas dans son quotidien… Il se sera acquitté de sa conscience en se disant qu’il en est informé, qu’il a vu les images horriiiiibles qu’ils ont montré hier soir à la télé, que tant de misère dans le monde, ça n’est pas juste.

Mais à votre avis, ça dure combien de temps la prise de conscience? Il aura peut-être honte deux minutes, le blaireau, d’être là sur son canap à se gratter les c… pendant que cet enfant hurle les yeux remplis de larmes en face de lui, cherchant dans les décombres encore fumants, les restes de sa vie.

Plus que trente secondes et ils vont changer de sujet de toute façon, pas de quoi arrêter de se gratter.


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